Fiche 35/100 – Le focus stacking (principe et cas d’usage)
Résumé :
Le focus stacking est une technique qui consiste à assembler plusieurs photos prises à différentes distances de mise au point afin d’obtenir une image avec une profondeur de champ étendue, impossible à obtenir en une seule prise de vue. Elle est particulièrement utilisée en macro, paysage et photographie de produits.
Ce n'est pas de la photographie, ni de l'art photographique mais de la création digitale et de l'art digital dit aussi art numérique. Les valeurs transmises et recherchées également ne sont plus du tout les mêmes. Nous recherchons ici avant tout en quête de la perfection visuelle.
Théorie :
Définition :
Le focus stacking repose sur la prise d’une série d’images strictement identiques en cadrage et en exposition, mais avec des plans de mise au point différents. Ces images sont ensuite fusionnées en post-traitement pour ne conserver que les zones nettes de chacune.
Pourquoi utiliser le focus stacking ?
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En macro, la profondeur de champ est extrêmement réduite
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Fermer excessivement le diaphragme entraîne de la diffraction
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Permet une netteté homogène du premier plan à l’arrière-plan
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Offre un rendu plus précis et détaillé qu’une photo unique
Cas d’usage principaux :
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Macrophotographie : insectes, fleurs, minéraux
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Photographie de produit : objets, bijoux, montres
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Paysage : premier plan très proche + arrière-plan lointain
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Nature morte / reproduction : œuvres, documents
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Photo scientifique : précision maximale requise
Mise en pratique :
1. Prise de vue :
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Appareil sur trépied obligatoire
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Désactiver la stabilisation (optique et boîtier)
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Exposition, balance des blancs et cadrage constants
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Mise au point manuelle recommandée
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Avancer progressivement le plan de netteté :
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soit via la bague de MAP
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soit via le déplacement du boîtier
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soit via le focus bracketing automatique du boîtier
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2. Réglages conseillés :
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Ouverture intermédiaire (f/5.6 à f/8 en macro)
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ISO le plus bas possible
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Déclenchement à distance ou retardateur
Post-traitement :
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Logiciels courants :
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Photoshop (Empilement automatique)
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Helicon Focus
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Zerene Stacker
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Vérifier les artefacts (halos, doublons, flous)
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Retoucher manuellement les zones problématiques si nécessaire
Exemple :
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Insecte photographié en 20 images, de l’œil aux ailes
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Champignon en forêt : netteté totale sans fermer à f/22
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Paysage avec fleur au premier plan et montagnes nettes
Astuce terrain :
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Préférez un sujet immobile (vent = ennemi n°1)
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Plus le sujet est proche, plus il faudra de photos
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Chevauchez légèrement les zones de netteté
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Testez une petite série avant une séquence complète
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En extérieur, anticipez la lumière changeante
À retenir :
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Le focus stacking permet une profondeur de champ impossible en une seule image
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Il évite les limites physiques de l’optique (diffraction)
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Indispensable en macro et très utile en paysage
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Nécessite rigueur à la prise de vue et en post-traitement
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Une bonne série source = un empilement réussi